Les patronymes
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Contrairement aux apparences, tous les Français sont loin de s'appeler MARTIN ou DURAND. Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle que les noms se fixent sous leur forme actuelle. Depuis, 200 000 patronymes ont disparu et 520 000 nouveaux sont nés.

Le plus répandu reste MARTIN (228857 naissances), suivi par BERNARD, THOMAS, PETIT et ROBERT. Néanmoins, la plupart d'entre nous portons un nom rare : 80,2 % des patronymes ont moins de 50 porteurs. On remarque notamment sept patronymes sans voyelles : X, B, M, Jxxx, Mm, Snp, Vlk... (incroyable mais vrai).

Mais il y a plus lourd à porter : 377 SALOPPE, 3707 BATARD, 117 LAGARCE, 678 CATIN ont été recensés sur le siècle.
D'autres préfèrent changer. Le dernier PUANT a disparu en 1914 et HITLER, juste après la deuxième guerre mondiale. Les COCU, LACROTTE, HANUS, JOLICON ou autre MERDIER choisissent souvent un autre patronyme. Quant aux 883 CONARD, ils ne portent pas un patronyme d'origine péjorative. Au contraire, celui-ci dérive du germanique " conhard " qui signifie hardi, brave et fort.

On apprend également que seulement 44 ASSASSIN sont nés en France au cours du siècle, contre 489 INNOCENT, mais il n'y a qu'un seul FLIC (dans le Finistère).

La répartition des patronymes à travers l'Hexagone révèle aussi quelques surprises. Tous les CAMEMBERT sont nés au pays des rillettes, la Sarthe, et non pas dans le Calvados qui compte quand même cinquante FROMAGE.
On ne trouve aucun PRUNEAU à Agen (mais ailleurs, oui) et les PARISIEN se concentrent en Dordogne.

Certaines régions manquent de chance comme l'Isère d'où sont originaires tous les GLANDU, le Jura qui a la plus forte densité de CRETIN, et la malheureuse Loire-Atlantique qui détient le record de naissance de SALAUD.